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2011

2011

2011

Pierre Cendors

Engeland

Edition FINITUDE

Pierre CENDORS

est né, paraît-il, en 1968.
Il est à peu près aussi Savoyard qu’il est Irlandais.
Il est tout autant illustrateur qu’auteur.
Il vit quelquefois à Genève, quelquefois à Prague, quelquefois à Berlin, souvent dans un village de l’Oise.
Avec lui, allez savoir. »
Source finitude

Synopsis

Berlin 1930. Fausta K., une jeune photographe, se lance à la recherche d’un ami d’enfance disparu sans laisser de traces. Par hasard, dans la vitrine d’un galeriste, elle découvre ses traits sur un tableau dont la signature, Engel, sera le point de départ d’une quête dans les milieux de l’avant-garde artistique berlinoise, le point de départ aussi d’un long voyage intérieur qui nourrira son propre travail de photographe, bientôt admiré et reconnu.
Fausta traverse le vingtième siècle et ses drames, elle est le pivot d’une intrigue terriblement efficace, au terme de laquelle la survivance de l’espoir, malgré la perte des illusions, donnera un sens à sa vie.

Finalistes

  • Cécile COULON – Méfiez-vous des enfants sages – Viviane Hamy
    Gaëlle JOSSE– Les heures silencieuses – Autrement
    Olga LOSSKY– La révolution des cierges – Gallimard

2010

2010

2010

Tatiana Arfel

L’Attente du soir

Edition José CORTI

Tatiana Arfel

est née à Paris en 1979, et vit aujourd’hui à Montpellier.
Psychologue de formation et diplômée de lettres modernes, elle anime des ateliers d’écriture, principalement auprès de publics en difficulté.
Son 1er roman L’Attente du soir est récompensé par de nombreux prix littéraires (prix Emmanuel Roblès, prix Alain-Fournier, prix Biblioblog).
Dans son 2ème roman, Des clous, Tatiana Arfel aborde le monde de l’entreprise et de sa violence. Son 3ème roman, l’autobiographie d’un homme malade de normalité et souffrant d’une absence totale de présence au monde, est prévu pour septembre 2013.

Synopsis

Ils sont trois à parler à tour de rôle, trois marginaux en bord de monde.
Il y a d’abord Giacomo, vieux clown blanc, dresseur de caniches rusés et compositeur de symphonies parfumées. Il court, aussi vite qu’il le peut, sur ses jambes usées pour échapper à son grand diable noir, le Sort, fauteur de troubles, de morts et de mélancolie.
Il y a la femme grise sans nom, de celles qu’on ne remarque jamais, remisée dans son appartement vide. Elle parle en lignes et en carrés, et récite des tables de multiplication en comptant les fissures au plafond pour éloigner l’angoisse.
Et puis il y a le môme, l’enfant sauvage qui s’élève seul, sur un coin de terrain vague abandonné aux ordures. Le môme lutte et survit. Il reste debout. Il apprendra les couleurs et la peinture avant les mots, pour dire ce qu’il voit du monde.
Seuls, ces trois-là n’avancent plus. Ils tournent en rond dans leur souffrance, clos à eux-mêmes. Comment vivre ? En poussant les parois de notre cachot, en créant, en peignant, en écrivant, en élargissant chaque jour notre chemin intérieur, en le semant d’odeurs, de formes, de mots. Et, finalement, en acceptant la rencontre nécessaire avec l’autre, celui qui est de ma famille, celui qui, embarqué avec moi sur l’esquif balloté par les vents, est mon frère.
On ne cueille pas les coquelicots, si on veut les garder vivants. On les regarde frémir avec ces vents, dispenser leur rouge de velours, s’ouvrir et se fermer comme des cœurs de soie. Giacomo, la femme grise, le môme, que d’autres ont voulu arracher à eux-mêmes, trouveront chacun dans les deux autres la terre riche, solide et lumineuse, qui leur donnera la force de continuer.

Finalistes

  • Geneviève PAROT – La folie des solitudes – Gallimard
    Lucienne BONNOT-BANGUI– Cabaret sous savonnier – Présence Africa
    Laurence PLAZENET–La blessure et la soif – Gallimard

2009

2009

2009

Yasmine Char

La main de Dieu

Edition GALLIMARD

Yasmine Char

est née à Beyrouth en 1963.
Née d’un père libanais et d’une mère française, Yasmine Char a vécu au Liban jusqu’à 25 ans.
Après avoir travaillé dans l’humanitaire, elle s’installe en Suisse et obtient un diplôme en gestion culturelle à l’Université de Lausanne. Depuis janvier 2010, elle est directrice du Théâtre de l’Octogone à Pully.
Après La main de Dieu(2008), roman pour lequel elle reçoit de nombreux prix littéraires, elle confirme son talent avec son second roman Le Palais des autres jourspublié en 2012.

Synopsis

Il y a une jeune fille, quinze ans, qui court le long d’une ligne de démarcation.
Il y a le Liban, ce pays depuis si longtemps en guerre qu’on oublie parfois que la guerre est là.
Et puis dans la guerre, il y a l’amour. L’amour de la jeune fille, pur comme un diamant : pour le père, pour l’amant, pour la patrie. Grande absente, la mère ne sait rien de cet amour. Elle est partie sans laisser d’adresse.
La jeune fille ne sait pas comment faire pour grandir là, tiraillée entre deux cultures, happée par la violence.
Alors elle court.
C’est l’histoire d’une fille en robe verte qui virevolte dans les ruines, qui se jette dans les bras d’un étranger, qui manie les armes comme elle respire. L’histoire d’une adolescente qui tombe et qui se relève toujours.

Finalistes

  • Valérie BORONAD – Les constellations du hasard – Belfond
    Virginie OLLAGNIER– L’incertain – Liana Levi

La presse en parle

2008

2008

2008

Karima Berger

Filiations dangereuses

Edition CHÈVRE-FEUILLE ÉTOILÉE

Karima Berger

Karima Berger est née à Ténès, en Algérie.
Après des études de Droit et Sciences politiques à l’Université d’Alger, elle s’installe en France où elle vit et travaille depuis 1975.
« Imprégnée d´une grande culture arabo-islamique reçue en héritage, enrichie plus tard d´une culture occidentale dans laquelle elle a vite retrouvé ses repères, elle baigne aujourd´hui dans une double culture qui lui apporte inspiration de l´écrit, sagesse de la parole et spiritualité de la pensée ».
Propos recueillis par Samira Bendris sur le blog Nadorculture.
Elle est l’auteur de plusieurs romans et Nouvelles, dans lesquels on retrouve les thèmes récurrents de la femme, de l’honneur, de la chair, et du sang.

Synopsis

« La chair a dans ce pays une ampleur démesurée, alourdie par les échos bruissants des frères, des sœurs et des interdits qui rôdent autour de la grande cour, ouverte sur des seuils ardents… Pierre se dit qu’il n’a pas connu le quart de la volupté qu’il est en train d’éprouver, cette tension extrême des sens que je connais moi, car je sais, oui, je sais cette atmosphère dans laquelle baigna mon enfance, cette sensation d’irritation permanente que mon corps – tout entier sexuel à force d’érotismes – subissait comme ces femmes me caressant… ravivant en moi la lame froide qui trancha net le lien avec Pierre, mon père. »
Deux images se superposent dans ce roman. Deux figures d’homme aux destins semblables et différents, unis par les liens du sang, par la quête des traces de l’origine, la quête obstinée, obsédante, du père.
Avec une subtilité jamais mise en défaut et un talent incontestable, Karima Berger nous fait entrer dans un univers où s’affrontent, parfois violemment, deux mondes au centre desquels se déploie la présence lumineuse de Nadj, la femme par qui tout arrive.

Finalistes

  • Patrice LANOY – Le complot des papillons – Seuil
    Michel MORCRETTE– Le bal défendu – Flammarion

2007

2007

2007

Laurence Tardieu

Puisque rien ne dure

Edition STOCK

Laurence Tardieu

est née en 1972 à Marseille.
Après des études de commerce, elle se lance dans l’écriture, et publie en 2002 son 1er roman « officiel » Comme un père.
Aujourd’hui elle est l’auteur de 6 romans, qui abordent tous les registres des liens familiaux, de la douleur, du deuil et de l’absence. Ces romans, à la fois forts et fragiles, séduisent inlassablement les lecteurs.

Synopsis

« Je meurs voilà ce qu’elle m’écrit Vincent je meurs viens me voir viens me revoir une dernière fois que je te voie que je te touche que je t’entende viens me revoir Vincent je meurs. Et au bas de la feuille, en tout petit, presque illisible, son prénom, Geneviève, tracé lui aussi au crayon à papier, comme le reste de la lettre, de la même écriture tremblante, défaillante, si ce n’avait pas été ces mots-là on aurait pu croire à l’écriture d’un enfant, on aurait pu sourire, froisser la feuille, la jeter à la poubelle et l’oublier ; mais non, ce n’est pas un enfant, c’est Geneviève qui meurt. »

Finalistes

  • Bruno PACHENT – Exil, Parole de carpe – Labor
    Anne LENNER– Cahin-caha – Le Dilettante