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1990

Philippe Delerm

Autumn

Editions du Rocher

Philippe Delerm

est né en1950 à Auvers-sur-Oise.
Fils d’enseignants, Philippe Delerm suit des études de lettres avant de devenir enseignant à son tour. Il abandonne le professorat pour se consacrer à l’écriture en 2007.
Son premier roman, La Cinquième saison, parait en 1983. 14 ans après, il publie un recueil de poèmes en prose, La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, qui connait un immense succès. Il publie ensuite plusieurs ouvrages : romans, nouvelles, essais. Il écrit aussi des livres pour enfants, en compagnie de son épouse Martine, illustratrice de littérature jeunesse.

Synopsis

7 octobre 1869. L’automne est descendu sur le parc de Cheyne Walk. Les arbres ne sont plus des arbres. Infinis dégradés de tous les ors, de tous les roux, de tous les flamboiements secrets gagnés par l’ombre et le poids du passé. Feuilles d’ambre de Cheyne Walk, rousseur de chevelure immense déployée sur le pavois du souvenir. Femme le parc, femmes les feuilles de papier, femme la terre et l’odeur douce amère après la pluie, femme la mémoire. Dans la demi-pénombre, un paon au bleu soyeux de moyen-âge s’éloigne au long de l’allée silencieuse.

Autumn nous plonge en Angleterre entre 1850 et 1869, dans la vie des peintres préraphaélites. Une silhouette domine toutes les autres. C’est celle de Dante Gabriel Rossetti, peintre et poète, fils d’un ancien carbonaro. Chez lui, tout est contradiction : élan mystique et sensualité, rêve communautaire et individualisme forcené. Dans son ombre, une toute jeune femme Elizabeth Siddal : sa pâleur presque diaphane, la rousseur de sa chevelure flamboyante en feront le modèle d’un type de beauté dont héritera tout le symbolisme européen. Elle sera la Béatrice des tableaux de Rossetti, l’Ophélie de John Everett Millais. Ce dernier, après avoir partagé les rêves de Rossetti, s’écarte de lui pour choisir une voie différente : celle du bonheur. John Ruskin enfin, le grand critique et écrivain, règne sur tout cet univers par son autorité intellectuelle, en même temps qu’il lui est soumis par sa fragilité affective.
Tous ces personnages mêlent leurs destins, s’aiment, se heurtent, se déchirent, jusqu’à la drogue et à la mort. Bien d’autres figures célèbres, Swinburne, Morris, Burne-Jones, Lewis Carroll, bien d’autres femmes à la beauté mystérieuse traversent ce roman qui évoque les rapports difficiles entre la création artistique et la sexualité, dans une Angleterre victorienne bien rigide.

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