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1988

Richard Jorif

Le navire Argo

Editions François Bourin

Richard Jorif

est né en 1930 à Paris, d’une mère martiniquaise et d’un père d’origine indienne. Il est décédé en 2010.
À l’âge de seize ans, il décroche un rendez-vous chez Bernard Grasset. Insatisfait du manuscrit qu’il est sur le point de lui présenter, il ne s’y rendra pas. En 1987, quarante ans après, il publie le 1er roman qu’il juge enfin accompli : ce sera Le navire Argo.
Richard Jorif était un amoureux de la langue française. Passionné par le Littré, qu’il avait découvert à 16 ans, cet amour se retrouvait au cœur de son œuvre. Il affirmait ainsi : “ Il faut employer les mots comme s’ils savaient qu’ils ont une histoire”.

Synopsis

Qu’adviendra-t-il de Frédéric Mops, séquestré dans une cave par sa mère et qui renaît au monde à dix-huit ans ? Nous sommes à Paris, en 1960, mais curieusement – nous comprendrons plus tard pourquoi – Frédéric parle un français archaïque, inconnu de ses contemporains. Soigné, protégé, « initié », il lui faut se réintroduire dans le monde d’aujourd’hui et en redécouvrir la langue.
Au cours de ce long apprentissage, Frédéric rencontre les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, puis Littré et son Dictionnaire. C’est à travers leurs yeux qu’il regarde les grands événements de l’époque : Mai 68, la démolition des Halles, la construction du Centre Pompidou. Regard cocasse, insolite qui bouleverse avec humour ce passé encore si proche.
Mais Frédéric Mops est un nom d’Argonaute et le destin de cet « enfant du hasard » n’est-il pas de partir pour un long voyage ? Un riche personnage lui propose d’embarquer sur Le Navire d’Argo. Partiront-ils ? Peut-être, mais quoi qu’il arrive nous savons que pour Frédéric le vrai grand voyage est celui qu’il fait sur le navire des mots et que la Toison d’or est pour lui le butin que l’écrivain rapporte de cette expédition.

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